Bagage émotionnel, ami ou ennemi ?

Je m’installe pour la première fois à mon nouvel espace d’écriture.

Je l’ai rêvé et visualisé 100 fois cet espace. Et pourtant, à chaque fois que je l’ai regardé, depuis son installation, j’ai " botté en touche " comme on dit, je l’ai ignoré.


Bien sûr je l’ai soigné et je l’ai dépoussiéré en me disant que bientôt je serais prête à reprendre mes écrits ainsi que les canalisations que j’aime tant !

Alors pourquoi ai-je mis " si longtemps " pour oser m’installer à cet endroit ; cet espace intime dédié à l’écriture ?


Eh bien tout simplement parce que la peur c’était installée en moi, peur de ne plus savoir écrire ? non ! peur de moi-même, car lorsque nous avons peur de nous même, nous avons peur de " nous m’aime " !

Nous nous rejetons parce que nous n’aimons peut-être pas celle ou celui que nous sommes, ou parce que nous avons tout simplement peur de nous montrer tel que nous sommes !


Ce fut, je l’avoue un subtil et non moins douloureux mélange des deux pour moi. Peur de montrer qui je suis ; peur de m’accueillir pleinement ; peur de ne pas être aimée telle que je suis et pour qui je suis.

Il m’a fallu des années pour oser dire que je suis médium et beaucoup de temps encore pour m’avouer que le mode médiumnique qui me met en joie, est celui du monde des défunts ; cet au-delà avec lequel j’aime converser. Cet au-delà si riche de conseils, d’amour et de bienveillance envers nous tous…


Il m’a fallu beaucoup de temps pour renouer avec cette part de moi-m ’aime, pour accepter celle que je suis dans ma médiumnité. Ce que je n’avais pas compris c’est qu’il me fallait m’aimer dans ma globalité, dans mon entièreté et donc dans mon humanité, avec tout ce qui me compose.


Cela vous étonne ? je suis faite comme vous, j’expérimente comme vous !


Le plus difficile est-ce d’être transparent vis-à-vis de l’autre, d’être sans filtres ? non, je crois que le plus difficile est d’être transparent vis-à-vis de soi, car lorsque nous sommes honnêtes envers nous-même, nous le devenons envers l’autre.


Je ne vais pas, ici, vous dévoiler ma vie dans son intimité, non, ce que je souhaite, aujourd’hui, c’est partagé, avec vous, en toute simplicité, ce moment de plénitude que je ressens à l’instant même où je vous écris.

Cet instant d’identité enfin reconnu par et pour moi-m ‘aime dans mon humanité ; dans mon entièreté. Cet instant où corps, âme et esprit ne font qu’un pour continuer ce fabuleux voyage qu’est la vie sur terre, car l’univers peut attendre.


J’entends par là qu’il est essentiel " est en ciel " de vivre pleinement son incarnation même si nous sommes conscients et surtout lorsque nous somme conscients que l’univers nous accompagne.


Il est là pour nous guider et nous sommes ici pour expérimenter ; nous nous devons de vivre pleinement cette expérimentation dans la matière.

Et pour tous ceux qui s’éloignent de la matière parce que d’avoir " la tête dans les étoiles " c’est tout de même plus " fun " et je l’ai fait croyez-moi! Eh bien, vous tous, je vous encourage à bien vous enraciner et vivre pleinement et en conscience votre vie dans la matière. Ainsi, vous continuerez sereinement votre expérimentation et votre connexion en sera plus efficace et plus puissante encore !


Chaque jour passé sur cette terre est un cadeau. Parfois nous sommes euphoriques du cadeau reçu car il correspond exactement à ce que nous avons souhaité ; parfois il « pique » un peu et nous nous demandons pourquoi un tel cadeau ? l’univers n’a donc pas compris notre demande ? il a dû confondre avec un autre !


Et si je vous disais que le cadeau que nous souhaitions à ce moment-là venait de notre tête ; de notre raisonnement ; de ce que nous pensions être juste et de nos peurs aussi, parfois !

Que ce cadeau n’était pas demandé avec notre cœur, que nous n’avions pas tenu compte des besoins de notre âme !


L’univers nous apporte toujours ce que nous demandons!

Car l’univers converse avec notre âme et non avec notre cerveau.


Être à l’écoute de notre âme, c’est être à l’écoute de nos envies profondes, c’est être honnête envers soi-même. Et lorsque quelque chose nous chagrine, lorsque nous avons besoin d’aide ; osons le verbaliser, osons nous adresser à l’univers et à nos âmes, osons leurs demander de nous apporter ce dont nous avons besoin et non ce dont nous pensons avoir besoin. Soyons généreux envers nous-même et reconnaissons que parfois, il nous est nécessaire de recevoir de l’aide pour continuer notre chemin. Soyons honnêtes envers nous-m ’aime, car c’est ainsi que nous nous re-connaîtrons.


Il n’est pas question ici de re-naître, nous sommes déjà nés et nous avons choisi de traverser notre existence terrestre ou devrais-je dire de vivre pleinement notre existence terrestre avec un " bagage émotionnel précis et expérimental ".


L’idée n’est pas, je pense, de poser ce bagage pour se sentir léger, car il fait partie de nous ; il est ce qui nous compose. Celui qui vient au monde avec pour bagage le rejet, avancera sa vie durant avec ce sentiment de rejet et plus il l’ignorera, plus il se sentira rejeté !

Et si plutôt que de vouloir l’ignorer, de vouloir abandonner son " bagage ", il le prenait par la main et qu'il lui démontrait que lui seul vibre ce sentiment de rejet et que c’est ainsi qu’il se reflète dans le miroir de la vie ?


Peut-être faut-il tout simplement lui apprendre à se regarder ; s’accepter et s’accueillir avec amour, afin que son reflet dans le miroir de la vie s’adoucisse et devienne amour et accueil ?

Il restera toujours celui qui est né dans le rejet, avec une différence fondamentale ; celle d’oser se prendre dans ses bras et se chuchoter tout bas " je suis là, ne t’en fais pas ; ensemble nous sommes unis pour la vie et la vie dans son grand miroir reflètera toujours l’amour que nous nous portons. Ainsi, nous ne nous sentirons plus jamais seuls… ".


Avec tout mon âmour,

Nicole


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